21.10.16

Pourquoi aimons-nous tant avoir peur ?

Quand tu te rends compte que ta réserve de Kinders Bueno est épuisée...

HELLO BACK EVERYBODY ! 


Ça y est c'est décidé, je me remets enfin au blog maintenant que la reprise des cours est bien amorcée et les premières vacances scolaires entamées, je vous avais manqué j'espère ! Nan je déconne, enfin bref je reviens vers vous en entamant une courte série d'articles tournant plus ou moins autour du thème d'Halloween qui est une fête que j'adore, passionnée de frayeurs et de morbide que je suis (ne faites pas les innocent-e-s, vous êtes pareil-le-s hein !... comment ça non ? Bon...). On commence aujourd'hui avec un court article né d'une réflexion que je me suis faite la dernière fois que j'ai visionné un film d'horreur (il s'agissait de Honeymoon pour les curieuses, et comme je suis gentille je vous mets un lien vers la BA ici). Je me suis demandé ce qui pouvait tant nous plaire dans le fait de nous ficher la trouille, juste comme ça, pour le fun, nan mais c'est vrai quoi les gars, quand on y réfléchit deux secondes juste, pourquoi ? Pourquoi on s'inflige ça ? Quel plaisir a-t-on au fond à se faire volontairement des nœuds à l'estomac et à sentir son cœur battre à tout rompre ? A nous affoler l'imagination avec d'affreuses images et des monstres en tout genre ? J'ai cherché à comprendre en bonne chieuse curieuse qui se respecte et je vous apporte ici mes quelques éléments de réponse, en espérant que vous vous coucherez un tout petit peu moins bêtes ce soir (rhaaaan l'autre !). 


D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été une énorme froussarde. Et pourtant paradoxalement j'adore me faire peur régulièrement que ce soit en matant souvent des films d'horreur ou encore en faisant tous les manèges à sensations fortes lorsque je suis de passage dans un parc d'attractions, vous savez ceux interdits formellement aux personnes cardiaques et aux femmes enceintes. Bref, c'est plus fort que moi, j'adore ça les sensations fortes justement et j'ai l'impression d'être bien loin d'être la seule dans ce cas. Que ce soit par le biais du cinéma, de la lecture, du sport, des drogues, des attractions ou que sais-je encore, bien rares sont ceux et celles qui ne se sont jamais volontairement provoqué une jolie poussée d'adrénaline. Maintenant que vous venez de prendre conscience que vous non plus ne faites pas exception à la règle, commençons par répondre à LA question con qui s'impose d'emblée : mais au fait, c'est quoi la peur au juste ?

Voici ce qu'en dit Doctissimo (vous constaterez au passage le choix pertinent de mes sources héhé), donc :  "La peur est une émotion normale de l'organisme au même titre que peuvent l'être la joie ou la tristesse. Son rôle est de nous protéger plaçant notre corps en alerte lors de la réception d'un stimulus extérieur tel qu'un bruit ou image". OK, il s'agit donc d'un réflexe de protection de notre organisme, mais alors, qu'est-ce que cela peut avoir de si divertissant de le déclencher sciemment ? 

Et bien toute la réponse est dans la question mes chers Watson, on utilise ici chaque fois la peur comme un élément de divertissement ou de diversion si vous préférez, autrement dit on utilise la peur pour nous changer les idées, nous distraire momentanément. Ainsi rassurez-vous, vous êtes une personne tout à fait normale si après une journée bien pourrave à devoir supporter votre chef/prof/camarade de classe relou vous vient la soudaine envie de revisionnez Scream au fond de votre couette. 

Jean-Yves, amateur de Converses depuis 1984.

Je verrai également une deuxième raison au fait d'aimer se faire peur, souvent moins évidente et pourtant bien là : le fait de vouloir s'intégrer au sein d'un groupe. Je m'explique.  La peur est très souvent utilisée comme une sorte d'épreuve à subir afin d'être accepté, je pense ici notamment à la pratique du bizutage dans certaines écoles par exemple ou encore les jeux de notre enfance visant à se donner des défis du style "cap ou pas cap", "action ou vérité", etc. Je pense également à des modes comme le climbing ou grimpe urbaine dont les photos des exploits fleurissent sur les réseaux sociaux depuis ces dernières années (bon en fait ça existait certainement depuis un bout de temps déjà mais disons que les réseaux sociaux ont permis de leur donner une plus grande visibilité et un essor de nouvelles recrues à la pratique par la même occasion) ou encore tout bêtement le fait d'organiser une sortie entre amis dans un parc d'attractions pour kiffer sa vibe, si vous voyez ce que je veux dire. Tous ces "jeux" ou prouesses ont en général (mais pas toujours et heureusement) en commun un même but pour celui qui y participe : augmenter son potentiel de coolitude et donc se faire accepter au sein du groupe. 

Enfin, et je reprends ici l'exemple du climbing et des sports à sensation forte en général, la peur peut être un très bon carburant pour se sentir exister et augmenter sa dose de confiance en soi. En accomplissant des prouesses à risques on se sent un peu comme son propre super héro et ça fait un bien fou de temps en temps, on va pas se mentir. La peur est donc un moyen comme un autre de parvenir à se dépasser et vu sous cet angle, je ne sais pas pour vous mais cette émotion perds soudain une bonne partie de sa connotation négative à mes yeux.  


Vous l'aurez donc compris, il n'y a pas de honte à avoir peur et encore moins à se faire peur de temps en temps, alors je vous souhaite à tous et à toutes de très belles frayeurs et à bientôt !

Et pour celles et ceux qui souhaiteraient approfondir un peu le sujet, vous pouvez retrouver des articles fort intéressants sur le sujet ici, ici et ici ainsi qu'un article à propos du climbing ici !




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